Retour vers le futur

La France est plutôt de bonne humeur, en tous les cas elle ne s’ennuie pas ! Malgré l’insécurité, les révélations de scandales à répétition, les outrances politiques, il souffle un vent de fraicheur et de fierté. Quels qu’aient été les votes des déçus et les opinions politiques contrariées, les français sont contents et il y a de quoi. Ils ont résisté aux extrêmes, aux chants des sirènes et ont élu un président de la République qui a surpris le monde entier, un french lover politique ! IIs ont contre toute attente soutenu l’improbable parcours d’un homme que l’opinion publique connaissait à peine il y a deux ans ; ils ont fait mentir les prévisionnistes et les analystes politiques les plus pointus qui expliquaient sentencieusement que les partis étaient incontournables dans une élection présidentielle. L’homme providentiel dont on niait la nécessité tout en en rêvant est bien apparu… à sa façon. La fameuse majorité impossible à l’Assemblée nationale? Et bien ils l’ont trouvée et ils l’ont fabriquée en étant capables de dépasser leurs propres clivages par leurs suffrages, même si on eut pu souhaiter une participation plus forte. Les français ont su reprendre le pouvoir qu’ils estimaient ne plus avoir, ils ont sorti les sortants et les entrants, avec une certaine classe… Ils ont été capables de cohérence et de logique surmontant leur déception lorsque leur candidat n’avait pas été élu en votant pour donner chance au nouveau Président, pour se donner leur propre chance d’un renouveau comme jamais nous n’en avions eu. Alors certes, il reste à réformer la France et à surmonter les difficultés d’un pays encrassé… On verra bien, mais nous avons fait ce qu’il fallait et c’est cela qui nous met de bonne humeur. Le sentiment du devoir accompli. Le prochain challenge est de faire revenir nos exilés. Mission pas forcément impossible si l’on considère les Français à l’étranger qui ont été les premiers à voter massivement pour le changement. 2012 avait été une année spectaculaire en terme de départs vers Bruxelles, Rome, New York, Londres, Hong Kong, Dubaï, la Suisse, le Maroc… Ils sont partis, ils sont tous là bas, créant des entreprises, prenant leur retraite, fuyant une fiscalité confiscatoire ; jeunes et vieux de toutes origines, les riches d’abord, les entrepreneurs ensuite et les autres qui simplement voulaient saisir leur chance et profiter de leurs gains. 80% des jeunes actifs disent préférer une offre d’emploi à l’étranger plutôt qu’une offre d’emploi en France ! Et qu’on ne me dise pas qu’ils choisissent la fameuse “sécurité de l’emploi” !

Adieu britannique

C’est parti ! Neuf mois après le vote pour le Brexit, le Royaume-Uni a finalement lancé le processus historique de sortie de l’Union européenne. Et désormais, nous entrons tous dans l’inconnu. Pendant un meeting à Deauville mardi dernier, j’ai été amené à aborder la question avec d’autres participants, et chacun s’entendait pour dire que la période des négociations entre l’Union Européenne et Londres risque d’être pour le moins… malaisée. En fin de compte, un accord n’a rien de sûr, tant les deux parties ont à perdre dans l’affaire ! Au menu de ces négociations : sortie du marché unique, nouvel accord douanier qui fixera les relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE, retrait de la Cour de justice de l’UE… En ce qui me concerne, je ne crois pas que Londres et Bruxelles parviennent à se mettre d’accord en l’espace de seulement deux ans. Mais de fait, qu’arrivera-t-il ? C’est tout simple : deux ans après l’activation de l’article 50, si aucun accord n’a été signé, le Royaume-Uni sera purement et simplement expulsé de l’Europe. C’est le « saut de la falaise » imaginé par la presse britannique, qui conduirait au retour des frontières douanières pour les marchandises comme pour les personnes et neutraliserait tous les mécanismes actuels de coopération (relatifs aux transports ou à la santé). Une telle impasse est vue comme très dommageable par les économistes, et ce autant pour Londres que Bruxelles. Ce qui n’empêche pas que Theresa May agite cette menace et répète qu’elle préfère ne pas avoir d’accord plutôt qu’un mauvais accord. Les Européens ne prennent pas ces intimidations au pied de la lettre, néanmoins : elles sont finalement très naturelles à l’ouverture de tractations, lorsque les parties s’efforcent de s’impressionner pour peser de tout leur poids. Et elle espère également que la pression des chefs d’entreprise sera assez importante pour encourager le gouvernement britannique à s’arranger avec l’Europe. D’ici à ce qu’un accord soit trouvé, le Royaume-Uni reste membre de l’Union Européenne. Il n’aura aucune certes influence sur les décisions concernant le Brexit, mais pourrait bien encore en avoir pour les autres sujets. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié ce meeting. Davantage d’information sur ce séminaire entreprise à Deauville en suivant le lien.

Les talibans veulent aussi leur Etat

Les Talibans afghans ont annoncé le lancement de leur offensive de printemps baptisée «Opération Mansouri», du nom de leur ancien chef, indiquant viser en priorité «les forces étrangères» pour les chasser du pays. La construction d’un «État» qui leur serait propre est également à l’ordre du jour. Les talibans afghans ont annoncé le début de leur offensive de printemps en promettant une recrudescence des opérations de guérilla et des attaques suicides contre les forces afghanes et étrangères. Ils envisagent également de créer des « institutions politiques » sur les territoires tombés sous leur contrôle. L’« Opération Mansouri », ainsi nommée en hommage à l’ancien chef des taliban Akhtar Mohamed Mansour, tué l’an dernier par un missile tiré par un drone américain, a été dévoilée une semaine après une des attaques les plus meurtrières contre l’armée afghane depuis que les Taliban ont été chassés du pouvoir il y a 15 ans. Selon le bilan officiel, 135 soldats ont été tués par un commando d’une dizaine de kamikazes sur une base de Mazar-i-Sharif, dans le nord du pays. Selon certaines sources, le bilan serait en réalité deux fois plus élevé. Dans un communiqué diffusé vendredi, les Talibans promettent notamment de « cibler, harceler, tuer et capturer » les soldats afghans, tout en assurant vouloir limiter le nombre de victimes civiles. « Le principal objectif de l’Opération Mansouri sera les forces étrangères, leurs infrastructures militaires et de renseignement, et l’élimination de leur appareil mercenaire interne », dit le mouvement islamiste. Selon les estimations américaines, les forces de sécurité afghanes, qui ont perdu des milliers d’hommes depuis 2014, contrôlent moins de 60 % du territoire afghan, même si les Talibans n’ont réussi à s’emparer durablement d’aucune grande ville pour le moment.

En montgolfière

Il y a quelques jours, j’ai pratiqué une expérience assez originale : j’ai exécuté un vol en montgolfière à Albi. Et décidément, c’est un moyen de transport incroyable, à tel point qu’il ne laisse personne indifférent. D’un point de vue fonctionnel, c’est sans doute l’un des véhicules les plus idiots qui soient. Je vous laisse juger par vous-mêmes : les vols ne sont possibles que six mois sur douze ; si les conditions météo ne sont pas incroyablement favorables, le vol est annulé ; la montgolfière avance enfin plus poussivement qu’une tortue sous l’effet du vent… A mon avis, la montgolfière n’est pas près de faire de l’ombre à la voiture ! Par contre, si on accepte de lâcher prise, c’est magique : on profite alors pleinement du paysage, de la lenteur avec laquelle on évolue et du fait de ne pas savoir où nous porte le vent. C’est une expérience d’autant plus fascinante que c’est une chose que nous avons perdu l’habitude de faire, dans notre vie : nous prenons rarement le temps de nous poser, de profiter du décor. Dès lors qu’on entre dans la nacelle, cependant, c’est inéluctable. Tout ce qui reste à faire, c’est s’accouder au bastingage et ouvrir les mirettes. Hormis les moments où le brûleur se fait entendre, le silence est total à bord. Personne ne parle ; chacun est grisé par la vue. Chaque personne examine la ville qui s’éveille lentement sous ses pieds. Le monde semble si insignifiant vu de là-haut que ça remet les choses en perspective ! C’est tellement captivant que l’on ne voit pas le temps passer. Et lorsqu’on retrouve la terre ferme après une heure de vol, on se prend à espérer qu’il y aura une prochaine fois…Si vous avez la possibilité de faire un vol de ce genre, je vous recommande vraiment : c’est une expérience qui marque l’esprit ! Je vous mets en lien le site par lequel je suis passé, si l’envie vous titille. Toutes les infos sur le site du vol en montgolfière à Albi.

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Le jour du digital gold est arrivé

La valeur du bitcoin a progressé de 125?% en 2016, bien plus que n’importe quelle autre devise, une surperformance constatée chaque année depuis 2010, à l’exception de 2014. Le S&P?500, l’indice de référence des marchés actions aux États-Unis, a gagné 9,5?% l’année dernière. Les marchés européens, aux performances désespérément modestes, font figure de parents pauvres dans cette orgie spéculative. “La valeur du bitcoin a progressé de 125?% en 2016, bien plus que n’importe quelle autre devise, une surperformance constatée chaque année depuis 2010, à l’exception de 2014” Comment le bitcoin a-t-il emporté un tel succès?? Depuis sa création il y a seulement 9 ans par un certain Satoshi Nakamoto, le pseudonyme d’un génie de la cryptographie dont le vrai nom n’a pas été découvert, la nouvelle monnaie électronique a été secouée par de violents soubresauts à cause de ses accointances avec les marchés de la drogue et le blanchiment d’argent sale. De ces crises, il est toujours sorti par le haut. La question de sa disparition n’est plus aujourd’hui à l’ordre du jour.

Le sourire, la cravate… et ce qu’il y a derrière

Parfois, j’ai l’impression de n’être qu’un sourire et une cravate. Et c’est effectivement ce que je donne à voir à beaucoup de gens. Au boulot, je souris, je porte des costumes impeccables, et j’évite de faire des vagues. Ce qui ne m’empêche pas d’observer ce qui se passe autour de moi, de réfléchir aux événements. Derrière ce sourire et cette cravate, je pense souvent à l’actualité, qui est aussi fascinante que désespérante. Il faut dire qu’il y a matière à réflexion. Pour ne prendre que l’actualité du jour : une fusillade dans un lycée en France ; Fillon aux abois en vient à parler de “racisme anti-français”, un concept qui était jusque-là l’apanage de l’extrême-droite ; une action militaire est envisagée contre Pyongyang (qui, rappelons-le, possède l’arme nucléaire)… Et ce ne sont là que ceux tout frais du jour !

A moins d’être un sociopathe ou un nombriliste de haut vol, il est impossible de ne pas s’intéresser et réagir à ces événements. D’où ce blog. Parce que dans mon quotidien, un sourire et une cravate n’ont pas la liberté de s’exprimer sur de tels sujets. Mais qu’il faut bien partager ces pensées avec quelqu’un. Une pensée non partagée, c’est une fleur vouée à disparaître sans que personne l’ait jamais sentie ni vue.

Voici les pensées de cette chose qui se cache derrière le sourire et la cravate


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